ETAPE 2 : SAINT GENIS en 47 kms et 1500 m de D+ et 1800 m de D- ouiiiii

Les chaussures encore humides, les fesses et les jambes un peu douloureuses nous quittons notre gite sous le soleil. Nous devons nous hisser sur la crête nous surplombant. Bien évidemment celle ci est recouverte de neige ! Voilà tout est dit ! La longue ascension tournera sur sa dernière partie en holidays on ice by trabucayres :-)... Mais une fois au sommet, plantés sous les cieux, c'est un panaroma exceptionnel qui s'offre à nous sur 360 degrés.

La neige s'estompe pour laisser place au bon petit single de la montagne d'Aujour. Il nous fallait au moins cela poour encaisser avec le sourire la traversée de l'éponge du Peyssier. De la boue, du mou, difficile de tracer son chemin !

Heureusement, la belle montée sur le col de Peyssier sera sèche. Un dernier soupçon de neige et nous n'en verrons plus jamais. Place à l'épaisse forêt et son sentier sauvage se perdant un peu de ci de là pour mieux retrouver plus bas l'extraordinaire descente de la Roche Courbe.

Le passage minéral et vertigineux de son pas est un pur moment d'aventure. Le single interminable qui suit sera la perle du jour et mérite là encore à lui seul le voyage. (ndt : pour éviter de jardiner un petit peu, opter plutot pour la piste forestière sous notre trace, qui part du col de Peyssier et rejoint directement l'entrée du sentier de la Roche Courbe).


Il fait chaud sur la piste qui nous mène à la maison forestière. Celle ci sera notre coin pique nique avec une sieste sous les sommets pliés par des géants.

Nous quittons la maison foredtière pour une trés bonne progression sur sentier ou chemin étroit, dans un paysage de sous bois somptueux et vraiment trés ludique. C'est mamelonnant mais vraiment sympathique.

Le petit drop du bois de Rounious bien que piquant et un peu boueux, s'avale à mach 2.

Paysage d'exploitations agricoles lovées au pied de monts alternant leur couleur verte et grise.

"on va là haut"
"ah ok, par où ?"
"par là, un peu raide dans les courbes"....

Tu parles d'une raideur ! C'est un véritable mur qui déroule ses rampes entre chaque épingle pour gagner le col Dévoluy. Un effort surhumain, à la fin du raid, qui mettra pas mal de monde à pied.

Mais la trace faisant bien les choses, aprés chaque effort, un réconfort ! Le sentier aussi raide que la montée qui dévale du col jusqu'à la maison forestière Jubéo tombe à pic.

Il fallait bien un bouquet final pour terminer ce feu d'artifice de deux jours dans le Buech. Le voici, avec la traversée des Gorges de Saint Génis. Tout simplement énorme !

Ah mais j'allais oublier ! Depuis le départ du gite ce matin, une petite chienne ne nous lache pas la pédale. Elle monte sans sourciller et enquille les descentes aussi bien que Taillefer. Une pure rideuse qui aura tout partager avec nous, repas compris. Mais une fois, à Saint Génis, sur le bitume, il nous faut user de stratagème et de laisse chambre à air pour préserver notre mascotte.
(ndt : nous irons ramener au gite la vaillant mascotte à son maître le soir venu)

Rassasiés, nous cheminerons le long de la N75 pour rejoindre Serres et sa pizzeria....

Ah si nous pouvions faire un jour de plus sur ce raid....